XVIème siècle : Le beurre s’incorpore -Dieu soit beurré- quoique timidement à la cuisine française

XVIème siècle : Le beurre s’incorpore -Dieu soit beurré- quoique timidement à la cuisine française

On parle en France d’un nord beurré et d’un sud à l’huile d’olive . Anachronisme ou pas, il faut ajouter ceci: le passé sera religieux .

Les catholiques -plutôt au nord- mettaient du beurre dans leurs épinards ; les protestants étaient adeptes de l’huile. “Jusqu’au XVIème siècle -écrit A.Rowley-, le beurre est absent des livres de recettes, comme de la table quotidienne. On lui préfère l’huile d’olive, ou de noix, et le lard pour assaisonner la soupe de légumes … ; on prendra du saindoux pour faire rissoler les viandes, voire en pâtisserie.

Le beurre était cantonné aux tartines des jours d’abstinences ; en manger tous les jours, comme les Flamands, passait pour un signe manifeste de barbarie chez leurs voisins français.

Dès 1520-1530, les provinces réformées suppriment les interdits alimentaires. Au nord de la Loire, les dispenses se multiplient, car il est exclu de laisser un tel prétexte miner les forces catholiques. Le beurre étant meilleur marché que l’huile, il conquiert en un demi-siècle la moitié nord du pays.

Les chefs s’adaptent : le brochet au beurre blanc fait son apparition. Le goût de l’huile se perd, pire, il devient vulgaire autour de 1560-1670. Encore une génération et le beurre sert à cuisiner les poissons, puis les légumes, et enfin les viandes”.

Tags

Les cookies Google Analytics

Ce site utilise des cookies de Google Analytics, ces cookies nous aident à identifier le contenu qui vous intéresse le plus ainsi qu'à repérer certains dysfonctionnement. Vos données de navigations sur ce site sont envoyées à Google Inc.