Crédits Annie Spratt
Crédits Annie Spratt

Une date tout chocolat (mais Pâques)

Une date tout chocolat (mais Pâques)

Ce n’est pas que :  le jour de Pâques est pour les pâtissiers aussi important que la PAC pour les agriculteurs européens ou le pacs pour des amoureux réticents au mariage.

Les uns et les autres ont un rendez-vous gourmand donc le 21 avril, s’ils sont cathos, la veille (pessah) si juifs ou bien le 28 s’ils préfèrent une Pâque orthodoxe, c’est-à-dire hétérodoxe d’un point de vue catho.

Mais dans tous les cas il s’agit d’une date toute chocolat. Et de l’adoption d’un mot d’origine nahuatl (chocolatl) qui dénomma en même temps (et bien avant LRM) la baie de cacao, cette monnaie qui va fasciner les Jésuites -une monnaie éphémère ! se réjouiront- et la boisson cérémoniale des Aztèques

« Le chocolat est une espèce de vin bu par l’aristocratie Aztèque – confirma Pedro Mártir vers 1520 –  et qui rend ivre celui qui le consomme en grande quantité ».

Ivre ? Normal : en plus de piment le mixologue glissait des champignons hallucinogènes dans les jicaras,  les récipients en terre cuite.

Aujourd’hui chaque Français consomme plus de 7 kg de chocolat à l’année avec deux moments forts, les fêtes de fin d’année et bien sûr Pâques, dont en 2017 pas moins de 45 000 tonnes sur les 378 000 croqués. Hallucinant ! Oui, et sans besoin de champignons.

Comme d’habitude, cette année aussi les couverturiers, les pâtissiers, les confiseurs, les chocolatiers, les chocolatiers-torrefacteurs, multiplieront les poissons (d’avril bien sûr), les lapins et autres fritures. Enfin, les palaces et autres restaurants cacheront des œufs pour attirer les enfants et ainsi piéger les adultes.

Bref, quoi de neuf ? L’Œuf.

Et l’offre de quelques spots parisiens.

Peninsula. Du 15 au 24, une maison toute chocolat -sauf le sol- garnie de surprises gourmandes, dans la galerie Kléber. Et les créations du chef pâtissier Dominique Costa, dont son interprétation cacaotée du diabolo.

La Réserve. Adrien Salavert, chef pâtissier du restaurant Le Gabriel a préféré un coffret dont les petits œufs déclinent différents crus de chocolat.

Mandarin Oriental. Un autre Adrien, Bozzolo, rend hommage à l’un des restaurants de l’hôtel, le Camélia, avec sa fleur en chocolat. Et le chef Thierry Marx couronne le w.e. pascal con un brunch ad-hoc.

La Manufacture Alain Ducasse. Chocolatier Manufacturier -comme la dynastie Bernachon, à Lyon- propose géométrique lapin du designer Pierre Tachon,  dans 6 points de vente parisiens et un autre à Londres.

L’Hôtel-Le Restaurant. La cacao-sculpture 2019 du chef Rejou, réjouirais Oscar Wilde ? Le poète est mort là, le 30 novembre 1900,  « au-dessus de ses possibilités » (c’est à lire, sans payer l’auberge que précéda le très branché  Hôtel actuel, celui  qui lui a fait payer largement la dette en pub).

Village de Pâques. Jusqu’au 22, au pied de la Tour Eiffel, 25 exposants -dont le stand de Bleu, Blanc, Ruche avec lequel l’ancien ministre Arnaud Montebourg fait son miel- et des restaurants à l’offre mondialisé feront ses pâques de 11 à 21h.

Tags

Les cookies Google Analytics

Ce site utilise des cookies de Google Analytics, ces cookies nous aident à identifier le contenu qui vous intéresse le plus ainsi qu'à repérer certains dysfonctionnement. Vos données de navigations sur ce site sont envoyées à Google Inc.